dimanche 30 septembre 2007

LE MERVEILLEUX RÊVE DE LAURENCE

LE REVE SI DOUX DE

LAURENCE

Oui, je sais, je l’avais pas encore avoué : je la connais vraiment bien. On a le droit de connaître des gens qu’on n’apprécie pas à 100%, non ? Alors l’autre jour on papotait assez relax et elle m’a raconté un de ses derniers rêves. Vous auriez vu son sourire, pas dans le registre éclatant comme au moment de son élection au MEDEF quand elle a écrabouillé tous ces mecs qu’elle n’apprécie vraiment pas (ni les hommes ni les rivaux). Non un sourire doux, une sorte d’illumination amoureuse : elle en venait à aimer les salariés français. Ne vous inquiétez pas, j’en arrive au fait, au rêve je veux dire.

Comme souvent dans les rêves, la localisation était imprécise, mais elle savait que c’était en France. Même chose pour la période, mais il lui semblait que c’était pour très bientôt. Alors voilà : le salarié français était :

- dévoué à son entreprise comme un employé japonais

- mobile comme un cadre étasunien

- doté d’un pouvoir d’achat comme un ingénieur luxembourgeois

- payé comme une ouvrière du textile chinois.

En fait, ce qu’il y a de plus drôle dans cette affaire, c’est que ce rêve je l’avais déjà entendu il y a plusieurs années. C’était un homme qui me le racontait avec le même émerveillement. Vous savez qui ? Ernekind, le joli diminutif d’Ernest-Antoine, celui qui parle en anglais devant le Président de la République française.

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